La Chrysalide

« Mue.
Dialogue de la mue.
Étui en soie des chrysalides.
Moiteur du cocon.
Solidarité des cellules !
Persicaire, dans ce livre un soprano se brise, un animal sort. De sa peau, quelqu’un meurt et quelqu’un s’éveille. »
Jean Cocteau.

Voilà la chrysalide. Il s’agit d’une mort, d’une renaissance, d’un éternel renouveau. Mue après mue, c’est une destruction qui donne naissance à la création. Briser son imago pour vivre encore plus fort. Renaître de ses cendres tel un phoenix. Vivre le recommencement perpétuel, la quête de transcendance.

Beau dans le désordre, retour dans le cocon, déchirer le cocon, recommencer. On meurt plusieurs fois avant la mort et la renaissance en est encore plus exaltante.
Ici est immortalisée cette éternelle valse naturelle dans le noir et blanc, dans la lumière. C’est un état momentané, celui dans lequel on se trouve et qui nous construira à jamais.

Voilà encore la chrysalide. Beauté idéale à faire peur. Notre épiderme parle pour nous, frissonner, ressentir, vibrer, trembler, se transformer, être tout simplement. Paradoxe envoûtant de son soi. Tout est un début et tout est beau, recommençons.
Je m’éveille puis je m’éteins, et enfin je renais. Cycle de la vie, je me laisse embaumer par tant de beautés terrestres…