La rêverie est un état intermédiaire, un flou délicat, où les frontières entre l’imaginaire et le tangible se dissolvent lentement. C’est un voyage introspectif, une promenade secrète de l’esprit.
Dans cet espace suspendu, le temps n’est plus qu’un murmure lointain, et chaque instant devient une éternité.
Ici, une créature imaginaire entre dans l’habitat, dans la demeure. Elle déambule dans ce lieu avec assurance et fermeté. Cet espace représente le labyrinthe des rêves, les siens. Elle contrôle ici la totalité de son subconscient et maîtrise ainsi tout son parcours à l’intérieur de cette spirale éphémère. Serait-elle en quête ?
Une seconde peau, substance administrée, dévore lentement le corps qui se trouve à l’intérieur pour ne faire qu’un et prendre par la suite, sa place d’androïde dominante. Qui porte qui ? Qui a le contrôle ? À qui parle-t-on ? Et où sommes-nous ? Ces questions flottent, comme des échos d’un dialogue intérieur. Chaque instant se dilate, révélant les couches complexes de son être et de ce qui l’entoure.
Dans ce voyage onirique, presque organique, la créature se découvre, explorant les méandres de son esprit tout en se questionnant sur la nature de sa réalité. Elle est à la fois l’observée et l’observatrice, naviguant entre le tangible et l’éphémère, cherchant à comprendre les mystères qui l’habitent.
Ce labyrinthe des rêves est à la fois un refuge et un défi. Igitur se libère de ses chaines et embrasse la beauté du chaos qui définit son essence.
Il s’agit d’une invitation : à questionner notre subconscient, à explorer les limbes de notre imagination, de nos souvenirs et à (re)découvrir un monde, l’antre d’un monde.
* Une partie de cette série a été réalisée à l’Institut du Monde Arabe, à Paris, avec le soutien de la marque Xavier Brisoux.

















